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Comment apprendre le « non » à son chien ?

Actualités Chiens, Santé, conseil d’experts

Dire “non” à son chien relève souvent du réflexe, c’est un mot que l’on exprime beaucoup plus facilement qu’un “c’est bien” par exemple.

Je vous propose aujourd’hui d’apprendre à dire “non” à votre chien de manière réfléchie, de comprendre l’importance de cette interdiction mais surtout de connaître les alternatives car un “non” tout seul est un non-sens et ne constitue pas un réel apprentissage.

 

Le “non” dans l’éducation

Poser des limites à son chien est essentiel, c’est un moyen de donner un cadre et de proposer à son animal de compagnie en environnement sécurisant.

Tout comme on apprend aux enfants à ne pas mettre les doigts dans les prises ou à traverser sur le passage piéton uniquement lorsque le feu est vert, le “non”, et plus généralement l’interdiction et les limites, servent à instaurer un climat de confiance et de bienveillance.

Mais pour que ce climat soit considéré comme tel pour votre chien, il est important que le “non” ne soit pas une fin en soi. Le “non” tout seul ne signifie rien pour le chien. A vouloir l’employer pour tout et n’importe quoi, il perd tout son sens et vous devenez alors pour votre chien un être peu fiable.

Ainsi, ce qu’il faut retenir : le “non” c’est bien, mais il peut avoir ses limites s’il est utilisé à tort et à travers pour tout et n’importe quoi et sans intention derrière.

En effet, un point important à souligner : apprendre le “non” à votre chien ou lui interdire tout sans cesse, ce n’est pas de l’éducation… Ce sont simplement des interdictions. Si vous considérez qu’éduquer votre chien c’est lui interdire des choses… Alors permettez moi de vous éclairer davantage : éduquer votre chien, c’est bien entendu lui dire non pour lui poser des limites, mais c’est surtout lui dire quoi faire à la place.

Comment apprendre le “non” à son chien ?

Comme évoqué précédemment, ce qu’il faut retenir pour apprendre le “non” à son chien et qu’il comprenne et apprenne réellement quelque chose, c’est qu’il faut qu’une intention soit donnée derrière.

“Non”, tu n’as pas le droit de faire ceci, mais en revanche tu peux faire cela. “Non” ce comportement ne te permet pas d’obtenir, mais en revanche celui-ci t’ouvre toutes les portes.

De plus, pour véritablement apprendre le “non” à son chien, il est très important de ne pas le dire sans cesse. Un “non” efficace est un “non” rare, ponctuel et cohérent.

Puis, c’est aussi l’intonation qui ajoute de la valeur et de l’intention à votre mot. Car dire “non” avec le sourire et d’un ton aigu revient presque à dire à son chien que c’est bien.

De fait, soyez ferme lorsque vous donnez une interdiction à votre chien et ne faites pas une phrase avec sujet + verbe + complément ! Ne lui dites pas “non tu n’as pas le droit de faire ça parce que bla-bla-bla”. Dites lui simplement “non” fermement et amenez-le vers un comportement plus souhaitable.

Les alternatives au “non”

Vous l’aurez compris, dire “non” à son chien n’est pas nécessairement la meilleure chose à faire d’un point du vue purement éducatif. Mais vous avez normalement également compris que cela ne signifie pas tout laisser passer à son chien et ne pas lui imposer de limites !

Et pour ce faire, rien de mieux que d’apprendre des indications de renoncement à son chien et de lui apprendre aussi ce que signifie l’ignorance. Cela permet de ne pas simplement lui dire “non” mais de lui apprendre réellement quelque chose.

Les indications de renoncement

Apprendre à son chien à renoncer est indispensable. Les “tu laisses” et “au panier” sont d’ailleurs des indications qui doivent faire partie des apprentissages de base du chiot, au même titre que le “assis” ou le rappel.

Pour apprendre le “tu laisses” à son chien, rien de plus simple :

  • A l’aide de friandises, travaillez dans un endroit calme, sans stimulations, et mettez en place un conditionnement tout bête : “tu laisses” = friandise. Au début, ne faites rien d’autres que d’associer le mot “tu laisses” à une friandise.
  • Vous pouvez utiliser le “tu laisses” ou n’importe quel autre mot, tant que celui-ci reste toujours le même. Je ne vous conseille pas d’employer le mot “non” car il est trop souvent utilisé pour tout et n’importe quoi. Mieux vaut instaurer un mot que l’on n’emploie pas tout le temps.
  • Dès que ce conditionnement est acquis, et que vous observez un grand intérêt de la part de votre chien dès lors que vous prononcez le mot “tu laisses”, vous pouvez passer à l’étape suivante.
  • Placez un jouet de faible valeur pour votre chien (on ne pas non plus trop le tenter) près de vous et dès qu’il le regarde, dites “tu laisses”. S’il vient vers vous pour avoir sa friandise, récompensez-le chaudement. En revanche, s’il va quand même prendre le jouet, revenez à l’étape précédente et renforcez-la davantage sans stimulations.
  • Répétez plusieurs fois chaque étape et dès qu’elle vous semble acquise, augmentez la difficulté, la durée et la distance.
  • Plus ça va, plus vous pourrez éloigner le jouet de vous par exemple, ou proposer un jouet ayant plus de valeur aux yeux de votre toutou, ou même utiliser d’autres friandises à la place du jouet.

 

Le ‘tu laisses” permet au chien de renoncer à quelque chose pour obtenir autre chose. C’est toujours grâce à un échange que l’on obtient de beaux résultats. Au même titre qu’une bonne note après avoir réussi un examen à l’école par exemple.

Les chiens sont des animaux opportunistes, ils ne vont que vers ce qui leur procure quelque chose d’agréable. Si à chaque fois que votre chien laisse un jouet, un autre chien, une odeur, un morceau de viande ou autre, il n’obtient rien en retour, il préfèrera à coup sûr ne plus y renoncer.

Ce dont vous devez pour rappeler constamment lorsque vous éduquer votre chien c’est ceci : renoncer, c’est gagner ! Si votre chien renonce, il gagne ! Dès lors qu’il a compris cela, son éducation et votre relation de manière générale n’en seront que meilleures.

Ignorer son chien

Puis, pour finir, il me semble important de parler de l’ignorance car elle vaut bien souvent mille mots et est beaucoup plus efficace qu’un “non”.

C’est une très bonne alternative au non car elle permet de faire comprendre à votre chien qu’il n’agit pas de la bonne manière, sans avoir un crier ou ne serait-ce que lui dire quoique ce soit.

Cette méthode est donc très douce mais on ne peut plus efficace !

Elle est à mettre en place notamment pour les chiens très demandeurs, ceux qui sautent, aboient et/ou font mille et une pitreries pour obtenir votre attention (ou quoique ce soit d’autre).

Concrètement, voici un exemple pour vous aider à comprendre ce que permet l’ignorance :

Mon chien me saute dessus, il veut me dire bonjour, réclame mon attention… Je lui dis “non” mais il recommence. Pourquoi ? Et bien parce que ce qu’il cherche, c’est mon attention, et en lui disant “non”, je réponds à sa demande d’attention.

Donc deux solutions s’offrent à moi : soit je continue à lui dire non, je finis par lui crier dessus et le punir. Apprentissage : zéro !

Soit je lui tourne le dos, je ne le regarde pas, ne lui parle pas et ne le touche pas. Il finit par lâcher l’affaire et à ce moment là, je me retourne, l’invite à venir me voir et le caresse. Apprentissage : le chien comprend que lorsqu’il renonce, il obtient mon attention et même une petite friandise.

Ceci demande de la patience… Beaucoup de patience ! Car pour que votre chien renonce rapidement, il doit être habitué à ce vous ayez toujours la même attitude. Si tantôt il obtient votre attention et tantôt non, il continuera à tester “au cas où”.

Par ailleurs, pour les chiens qui continuent à insister dans leur demande d’attention malgré les attitudes d’ignorance (qui sont parfois difficiles à tenir, qu’on se le dise), au lieu de dire “non”, on demande à son chien de faire autre chose, comme aller au panier par exemple. En demandant à votre chien d’aller dans son panier, vous lui imposez un retour au calme. Il doit comprendre que cette étape est nécessaire s’il veut finir par obtenir satisfaction.

 

Pour résumer :

  • Ne dites pas “non” à tort et à travers. Au risque que votre chien finisse par croire que “non” est en réalité son prénom !
  • Privilégiez des indications d’action (tu laisses, au panier, assis, etc.) plutôt que des indications d’interdiction.
  • Ayez une attitude claire et cohérente pour votre chien. Ce qui est interdit une fois l’est toujours.
  • Apprenez à ignorer votre chien (ne pas le regarder, ne pas le toucher, ne pas lui parler).
  • Travaillez vos intentions : les tons aigus pour les récompenses et appels et les tons fermes pour les “interdictions” et retours au calme.
  • Inculquez à votre chien que s’il renonce, il gagne autre chose.
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